« Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts ». C’est beau. Qui a pu prononcer cette phrase magique ? Où se trouve cet élu socialiste ou communiste ? Non, nulle part, car comme vous l’avez sûrement deviné, c’est le maître de l’Elysée, Naboléon en personne, qui en est l’auteur génial. Cette phrase aurait pu être magique dans d’autres circonstances, mais là elle est juste pathétique. Quand on sait ce que rapporte le bouclier fiscal, on peut comprendre la stupéfaction des français.
Naboléon ne veut surtout pas fâcher le CAC 40. Vous comprenez, il assure sa retraite. À la fin de son mandat, il faut bien qu’il vive ; et ses amis milliardaires sauront le remercier d’avoir pillé la France en toute impunité. Le bling-bling, il ne peut pas s’en passer, c’est plus fort que lui, il a besoin de dorures pour pouvoir briller. Pendant ce temps, les gueux, les sans-culottes, continuent de crever la dalle. Pas grave, c’est pas son problème. Lui, son souci majeur, c’est trouver des palaces pour séjourner gratis, quitte à fréquenter des gens infréquentables, mais peu importe, pour lui c’est permis, c’est quand même Naboléon.
Pendant ce temps, que fait le PS ? Rien, comme d’habitude. Comment ont-ils pu arriver à cette extrémité, juste pour contrer une personne (Ségolène Royal) ? On ne sait pas mais on en constate l’inanité. J’aurais été Martine Aubry, je me serais fait plaisir en faisant mon meeting au stade de France, il y aurait eu plus d’écho. Eh oui, Martine voulait que les gens rentre par la fenêtre, ils ne sont mêmes pas rentrés par la porte. Je vous avais bien dit que la rue de Solferino ressemblait de plus en plus aux cimetières des éléphants, ça se confirme. Il faudrait que Martine, pour mieux copier Ségolène crée un Désir d’Avenir Lillois, peut être aura-t-elle du monde ? Rien n’est moins sûr. La machine de guerre du PS, va finir comme celle du PC, à la casse, ce qui est bien dommage : une bonne opposition permet une bonne démocratie.
Parallèlement, la droite continue son bout de chemin, vers l’abîme ; et le PS, trop occupé par luttes intestinales, se regarde y sombrer. Heureusement, un pan de démocratie voit le jour : Barack Obama. Rien que de prononcer son nom, j’ai des palpitations, serais-je amoureuse ? N’exagérons rien, freinons nos hormones. Ce génie, je l’espère, mettra vite ses idées en place, afin de nous montrer le chemin de la liberté. En 2012, pour une fois faisons comme les Ricains, votons bien.
lundi 30 mars 2009