
DE GAVIN HOOD, AVEC HUGH JACKMAN ET DES FIGURANTS.
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Vous souvenez-vous de Commando, navet minable de Steven De Souza avec Schwartzie ? En fait, c’était un chef-d’œuvre comparé à cette version du même film avec des griffes à la place des mitraillettes. Car, au-delà des éléments des deux BD de référence (Origins et L’Arme-X, que l’on vous recommande chaudement), bouclés en deux minutes édulcorées, il n’ya rien de plus qu’un film de militaires débiles qui jouent à la guerre. Un scénario indigent aux personnages trisomiques vaguement inspirés des comics, (mais dont on réinvente les pouvoirs et les relations), des scènes bouche-trous, se voulant dramatiques, mais avec autant d’intensité que Santa Barbara et la Maison dans la prairie. Le tout emballé dans l’ordre chronologique plan-plan, bourré d’incohérences, et servi à certains moments, par des effets spéciaux à la Roger Rabbit (génial en 1989 moins en 2009).

Pour la peine, révélons les moments clefs du film, si l’on peut dire. Wolverine et son frère, Dents de Sabre, sont des mutants, on les aime pas, les pauvres, d’abords ils fuient, mais comme ils sont virtuellement immortels, ils font toutes les guerres et les gagnent à coups de griffes. Puis, ils rentrent dans un commando spécial avec que des mutants, qui vont nous montrer chacun leur tour qu’ils sont trop cool et trop puissants. Il y a Zéro (le bien nommé), pompé dans Wanted et dans la BD WildC.A.T.S. (Grifter), qui peut tout faire avec un flingue, il y a Deadpool, pareil mais au sabre, il ya le mec qui allume des ampoules et l’autre qui se téléporte (jamais vus dans la BD) et enfin le gros super balèze. Wolvie, qui est vachement gentil, veut arrêter la guerre et se marier avec une gonzesse au nom à la con (Silverfox). Alors il le fait et c’est vachement romantique. Mais pas de bol, son méchant frangin tue la dulcinée. Pour se venger, Wolverine devient l’Arme-X (on double son squelette d’adamantium, un métal alien indestructible). Il s’échappe, rencontre des vieux qui deviennent ses parents adoptifs en deux minutes. Zéro les tue, et passe à la casserole. Wolvie va alors trouver Blob, le gros du début, qui sait où est Dents De Sabre. Après un combat, pire que Rocky 4 et agrémenté de vannes débiles, Blob lui dit que c’est un mec nommé Gambit qui sait. Gambit, qui s’est échappé de la base de l’ancien chef de Wolvie, (Stryker) a peur d’y retourner, alors il se bat avec Wolvie, au lieu de lui poser la question du but de sa venue, ce qui aurait été vachement plus simple. Entretemps, Wraith (celui qui se téléporte), essaie de tuer Dents de Sabre, qu’il sait quasiment invincible, à mains nues, logique. Donc, il crève, oui, le Noir se fait toujours buter, c’est bizarre.
Pendant ce temps, Gambit tombe secrètement amoureux du joli petit cul de Wolvie et décide de l’emmener en avion dans la base de Stryker. Là, Stryker révèle son plan diabolique : capturer des mutants et mélanger leurs pouvoirs pour faire un super mutant. Ouh, qu’il est méchant ! Puis, rebondissement : la gonzesse de Wolvie est vivante et l’a trahi, la salope. Wolvie est pas content du tout, et on se dit que traumatisé par tout ça, il va découper tout le monde en morceaux. Ben non, pasqueuh c’est un héros. Alors il se casse, comme un gros lâche, en laissant tous les mutants enfermés. Mais Silverfox le rattrape et lui dit qu’en fait elle l’aime et qu’elle était obligée pour sauver sa sœur, captive de Stryker. Ce qui est très bizarre, c’est qu’elle n’utilise pas son pouvoir de persuasion pour empêcher Stryker de faire tout ça. Mais là, c’est le drame : L’arme-XI, (le super mutant), qui est en fait Deadpool, le mec au sabre, débarque et attaque Wolvie et Dents de Sabre, qui sont réconciliés, du coup. Finalement le salaud est décapité et détruit la base à coup de lasers oculaires simultanément, lorsque Gambit surgit du néant pour taper un bout de ciment à coups de bâton. Waouh. Enfin, Stryker détruit la mémoire de Wolvie d’une balle d’adamantium dans la tête, pour le plaisir de faire chier. Silverfox, le persuade de marcher sans s’arrêter (comme dans Quantum of Solace) et meurt une deuxième fois, c’est triste, pleurons.
Vient ensuite la meilleure scène : le générique de fin et Wolverine au Japon, qui répond en anglais à une serveuse qui parle japonais : « je bois pour me souvenir. »
1h47 de calvaire filmées par Jean-Claude au mariage de son beauf, avec la musique de fond des feux de l’amour, qui semblent durer quatre heures. On souhaiterait voir exécuter sommairement, le réalisateur et la totalité des producteurs, qui, pour environ 10 euros nous rendent complices de l’assassinat d’un des plus intéressants héros Marvel.
samedi 9 mai 2009