O'zons

Sarko, la racaille de l’Élysée



Salut à tous, chers lecteurs. Pour ce numéro estival, on va essayer de rester calme. Oui, je vous vois venir, le titre ne prête pas forcément à la sérénité. En même temps, il semblerait dans l’air du temps de traiter le nain hystérique, qui nous sert accessoirement de président, de voyou ou de racaille. Cela devient très énervant de le voir sans cesse trouver des boucs émissaires à stigmatiser, afin de nous faire oublier son bilan pathétique. Non, trop gentil, son bilan… Merdique, oui c’est le mot, voilà, merdique. La casse sociale, les retraites, le déficit. Parlons-en, entre le bouclier fiscal et la bourde monumentale des vaccins de Bachelot, c’est normal que le trou dans le budget soit aussi énorme que celui du cerveau de Nadine Morano et Frédéric Lefèvre.

Enfin il y a Éric Woerth. On est en droit de se demander à combien de milliardaires, il a fait des cadeaux fiscaux, et ce que ces derniers en ont fait. Mais tout ça tout le monde s’en fiche éperdument, il suffit d’un fait divers, d’un policier mort ou d’une émeute, pour rassembler l’attention nationale et raviver les braises des années 40. Comme c’est facile et mesquin de tout mettre sur la peur des étrangers ; les Noirs ne font plus peur, on passe aux Arabes. C’est compliqué, on passe aux Gitans. Tous des voleurs, c’est bien connu. Les généralités usuelles et stupides.

Sarkozy, une racaille ? Oui, il est dans la défiance et l’agressivité constante, il insulte et menace tous ceux qui s’opposent à lui, il rêve de grosse thune et est prêt à tout pour en avoir, il a même un fils rappeur. Mais surtout, c’est un inconscient qui joue avec le feu, le feu tricolore comme celui du front national. Celui qui incendie la démocratie.

jeudi 12 août 2010