O'zons

STAR TREK



DE J.J. ABRAMS, AVEC CHRIS PINE (KIRK), ZACHARY QUINTO(SPOCK), ERIC BANA (NERO), ZOE SALDANA (UHURA), WINONA RYDER (AMANDA GRAYSON), LEONARD NIMOY (SPOCK PRIME), SIMON PEGG (SCOTT), KARL URBAN (MCCOY), JOHN CHO (SULU), BRUCE GREENWOOD (PIKE), ANTON YELCHIN (CHECKOV)…

On s’inquiétait un peu de voir un énième film de Star Trek, n’en déplaise aux trekkies, dont, tout en ne détestant pas l’univers de Roddenbery, je ne suis pas personnellement fanatique. En effet, selon moi, la série et les films, en plus de souffrir d’effets spéciaux et de costumes résolument kitsch, offraient souvent de longues minutes d’ennui intersidéral, aux péripéties difficilement prenantes, du genre : "capitaine les refroidisseurs thermodynamiques sont inopérants.
 Essayez le convertisseur nucléo rétroactif", pendant qu’un signal d’alarme retentissait pendant un quart d’heure... Non, grâce à Dieu, ou plutôt grâce au créateur d’Alias et de Lost, toute cette fioriture repoussoir de non trekkeurs illuminés est évitée. On reprend, avant la naissance des deux héros et contrairement à Wolverine Origins, c’est réussi. Certes, certains fans irréductiblement puristes crieront au sacrilège, devant le peu de détails donnés sur la fédération galactique, ou sur les velléités guerrières de nos héros, dont les bastons dans les bars, notamment, ne sont pas très compatibles avec la société ultra civilisée du XXIIIème siècle. Hormis ces détails peu importants au déroulement de l’intrigue et qui raviront ceux qui sont réticents ou néophytes à l’univers de Star Trek, Abrams nous livre un blockbuster absolument parfait. Action, suspense, humour, profondeur des personnages servie par des acteurs excellents jusqu’aux figurants, rythme frénétique et surtout une mise en scène pêchue et très esthétique. Le réalisateur doit avoir peur du vide, car pour l’espace intersidéral, l’image elle, est toujours pleine. La toile foisonne de détails jubilatoires pour nos rétines, et on regrette parfois que ça aille si vite, sans qu’on puisse admirer plus longtemps ce savant assemblage de décors, de couleurs, et de mouvements de caméras. Ajoutez à cela un brillant scénario à légère distorsion temporelle, des scènes de bravoure, et les tensions inhérentes aux personnages et vous obtenez un film pop-corn absolument culte.

samedi 9 mai 2009