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SHERLOCK HOLMES 2/ TUCKER &DALE FIGHTENT LE MAL



SHERLOCK HOLMES 2 : JEU D’OMBRES

(SHERLOCK HOLMES 2 : A GAME OF SHADOWS- USA 2012) DE GUY RITCHIE, AVEC ROBERT DOWNEY JR., JUDE LAW… Assassinats et attentats apparemment sans rapports, déchaînent la chronique en cette fin de XIXème siècle. Sherlock Holmes, a déjà trouvé le coupable, un esprit aussi brillant que le sien, le Professeur Moriarty, avec qui il va entamer un jeu d’échecs virtuel. Holmes et Watson partent sur un jeu de piste à travers l’Europe, truffé de dangers et parsemés de pièges.

Guy Ritchie a réellement eu une bonne idée en voulant s’attaquer au légendaire détective. On ne sait pas vraiment ce que Conan Doyle aurait pensé de ces deux adaptations survitaminées (il faudrait peut-être convoquer l’esprit de l’auteur, très versé dans le spiritisme, quoiqu’il doive avoir d’autres préoccupations, lui qui tua son propre héros). Même si Jeu d’ombres est bourré de clins d’œil à plusieurs épisodes, on est très éloigné de l’enquête pépère classique de détective à la loupe qui cherche des indices. Mais si on a vu le premier, on sait déjà cela. Ici encore, Ritchie enchaîne les scènes d’actions hyper stylisées, caractérisées par son obsession des enchaînements entre ralentis, temps réel et accélérations. Au-delà des courses poursuites, et des explosions d’artilleries plus ou moins lourdes, Ritchie n’oublie pas les arts martiaux, ni que Holmes excelle en bartitsu (art anglais peu connu, inspiré du jiu-jitsu, du judo, de la savate et du style défensif de la canne), tout en maîtrisant à peu près toutes les techniques de combats rapprochés, ce qui donne lieu à des scènes ultra chorégraphiées et esthétiques. Le film pèche néanmoins dans sa volonté d’être drôle à tout prix, donnant dans la surenchère de dialogues qui se veulent plein de charme et de dérision ironique so british, mais qui gagneraient à avoir une utilité pour le scénario ou pour la profondeur des personnages, qui restent à l’instar du titre, des ombres. Cette erreur, due à la prétention récurrente du réalisateur anglais de se croire hilarant, là où il n’est qu’amusant, est compensée par le plaisir de voir un film d’action ou une langue fine et délicieusement littéraire prime sur le manque de classe et d’éloquence des dialogues primaires qui pullulent dans ce genre.

TUCKER & DALE FIGHTENT LE MAL

(TUCKER & DALE VS. EVIL / CANADA 2012) DE ELI CRAIG, AVEC TYLER LABINE, ALAN TUDYK, KATRINA BOWDER… Tucker et Dale, deux gentils campagnards, se rendent en forêt pour retaper la maison de nouvelle maison de Tucker. Ils croisent la route d’une bande d’étudiants. Suite à un quiproquo et leurs préjugés, ils prennent Tucker et Dale pour des psychopathes et passent pour une secte suicidaire.

Derrière un titre bien débile, se cache une série B jubilatoire, perle d’humour un peu sanglante, pondu par un jeune réalisateur prometteur, fan de Tarantino et Rodriguez. Hilarante suite de quiproquos savoureux, prétextes à enchaînement de scènes gore drolatiques et de dialogues et situations délicieusement absurdes. Ajoutez à cela une galerie de personnages plus crétins les uns que les autres, et vous obtenez cette bonne blague potache, qui tâche… de rouge bien-sûr.

lundi 30 janvier 2012