Cela fait longtemps que l’envie de traîner dans la boue Pascal Obispo, démange votre serviteur. La vision cauchemardesque de son être pathétique dans la lucarne, branchée sur la 4, comme souvent entre 19 heures et 20 heures, transforme cet effort inutile en état d’urgence, voire en question de vie ou de mort.
Non, on ne peut pas laisser passer ça, il est déjà difficilement acceptable que cette tache, groupie d’artistes plus ou moins talentueux, qu’il copie sans vergogne et sans saveur, nous distillant ses mélodies infâmes, entre musique d’ascenseur et boîte à musique pour bébé, servie par les ineptes balbutiements romantico-guimauves de Lionel Florence, cette tache indélébile, donc, est idolâtré par des millions de sourds qui pensent qu’il est un musicien génial. Le problème qui en découle, c’est que ce macaque, tentant désespérément de singer Polnareff, tout en disant adorer AC/DC (si c’est vrai pourquoi il ne sort pas un album de Hard Rock ?), se croit génial lui aussi. Comme certains de ses confrères des Enfoirés, genre Calogero par exemple, Obispo est la caricature de la suffisance. Ce genre de mecs pensent non seulement être l’incarnation du Rock, ou s’en donnent l’image, mais ils pensent aussi être des musiciens et des hommes d’exception. Il suffit de les voir débarquer à la télé, le nez relevé à la Jules César, et la démarche et le look de dandy efféminé et shooté, à la David Bowie. Calogero est un gros naze qui fait toujours la même chanson, mais Obispo est encore pire, parce que lui, le vomi qu’il vend et ose appeler musique n’est même pas original. Cette fois-ci, inspiré par le succès de « Mozart l’Opéra Rock », il se décide lui aussi à gonfler son salaire annuel, en pondant une grosse bouse infectée de lombrics contagieux, qui se vendra comme des petits pains. Comment ? C’est simple, un emballage titanesque à gros budget, avec un concept grandiloquent genre guerre de sécession, des concerts à effets spéciaux arrogants et ambiance dessin animé élaboré, genre Valse avec Bachir, pour faire intello. La musique est déjà lancée (violemment dans nos gueules), avec un single pourri comme une Simca 1000 et ressemblant fortement au dernier succès de Coldplay (déjà vaguement plagié lui aussi), à télécharger, légalement, bien-sûr.
On arrive au cœur du sujet et au milieu de la page, ça tombe bien. Obispette rêve de se faire passer pour un mec bien, histoire de se faire admirer un peu plus. Sa charité magnanime, démago comme une Miss Monde, se résume à être contre le sida et à faire passer un vague message écolo dans sa nouvelle œuvre au parfum Canard WC, alors qu’il avoue ne pas être vraiment écologiste. Mais en bon mythomane, il invente au fur et à mesure selon la réaction de son interlocuteur. Pour la peine, il rajoute qu’il a rencontré Nicolas Hulot. En fait, son seul combat c’est rajouter des millions dans son compte en banque, pour se la péter avec ses fringues de maquereau, s’acheter une nouvelle Bentley, ou rajouter du PQ plaqué or dans ses chiottes. Il suffit de l’interroger sur la loi HADOPI pour confirmer sa cupidité. Cette loi pro-millionnaire de plus du gouvernement pipole, qui finira par passer, est le rêve de ce gros blaireau avide de Pascal. Pour lui, comme pour la plupart des « artistes » de merde qui squattent les ondes longues, les gens qui téléchargent sont des salopards qui devraient tous aller se faire élargir le rectum en prison. Là, plus de démagogie, on touche à leurs pépettes, c’est très grave. Selon ce penseur néo conservateur (on dit Neo Con, Outre-Atlantique), les « pirates » seraient bien dégoûtés si on venait chez eux piller leur frigo. Normal, la seule différence c’est que leur frigo est légèrement moins rempli que le sien. Ce connard ignoble mériterait qu’on lui encastre la tête dedans pour le refroidir un peu, et qu’on le finisse en refermant la porte violemment une dizaine de fois sur sa face de porc (on avait dit pas le physique, mais ça ne vaut pas avec les paons qui se prennent pour des dieux grecs). Franchement, il devrait s’enterrer vivant de honte, de se plaindre qu’on lui enlève quelques centimes de ses millions, comme s’il n’y avait pas un gros tas de mélomanes sans tympans pour acheter ses galettes au foutre. En disant cela, le peu d’humanité qu’il lui reste se manifeste, alors il sort un nouveau bobard éhonté pour se rattraper, genre : « en fait c’est les jeunes artistes qui débutent qui vont en souffrir, d’ailleurs j’aide beaucoup les jeunes qui débutent et qui m’envoient des cassettes ». C’est ça , fous toi de notre gueule, des jeunes qui font des démos sur cassette à l’ère du MP3, pourquoi pas un groupe de Black Metal qui chante à l’église ? Bientôt il va nous sortir qu’il a monté un orphelinat pour lépreux à Calcutta. C’est comme quand il raconte qu’il tchatte sur My Space et Facebook avec ses fans, ce serait plus crédible s’il disait qu’il met trois heures pour se coiffer.
Fan d’Obispo, je m’adresse à toi, arrête de fumer du basilic et réfléchis un coup avec ta tête à défaut d’entendre avec tes oreilles. Tu vénères un mec qui te voit tel que tu es : un gros pigeon, qui connaît la musique aussi bien qu’un bouseux de l’Arkansas l’art contemporain, (sauf que lui n’en achète pas). Obispo te méprise, pour lui, tu es une grosse merde de beauf qui est prêt à lâcher ton pognon, du moment que ça fait « la la la », qu’il y a le mot amour dedans avec des mots impersonnels pour mieux s’identifier, deux accords de piano pour faire musical et un vague grattage de Fender Stratocaster, pour se sentir rebelle. Pour couronner le tout, tu gobes ses postures de charité-business, aussi authentiques que les seins de Pamela Anderson. Voilà la triste vérité, toi qui est fan plus que tout au monde dans l’île aux oiseaux, Pascal Obispo est à la musique, ce que Bernard Madoff est à la charité ; à la charité ce qu’un rat coincé dans un piano est à la musique ; il est aussi crédible en mec sympa et intelligent, que la Baronne de Rothschild dans un concert des Sex Pistols ; il est aussi significatif dans l’histoire de France, qu’un gaz intestinal d’Arielle Dombasle, la seule chose qui le rend exceptionnel, c’est sa capacité paranormale à incarner le vide et, finalement, lui consacrer un article, même pour l’insulter est presque trop d’honneur pour lui.
samedi 9 mai 2009