O'zons

Mission:Impossible - Protocole Fantôme/ Hugo Cabret



MISSION : IMPOSSIBLE - PROTOCOLE FANTÔME

(Mission : Impossible - Ghost Protocol, USA, 2011) DE BRAD BIRD, AVEC TOM CRUISE, JEREMY RENNER, SIMON PEGG… L’Agence Mission Impossible, discréditée, cherche à retrouver un terroriste apocalyptique, qui tente de provoquer une guerre nucléaire.

Star des studios Pixar, Brad Bird s’attaque aux prises de vue réelles, avec ce quatrième épisode de la franchise. Pari risqué mais réussi, c’est le meilleur des quatre. En plus de puiser dans la série, Bird va chercher le meilleur du genre, les Bond et Bourne, auxquels il ajoute son audace panoramique et son sens aigu du mouvement qu’il avait déjà révélés sur Les Indestructibles et Ratatouille. Le résultat est explosif, vertigineux et le plaisir de voir un film d’action qui surprend est réel, le suspense haletant, servi par un montage chronométré, et les péripéties improbables qui deviennent miraculeusement crédibles donnent à cet opus un petit charme, plutôt attachant. S’ajoutent à cela, un scénario jubilatoire qui nous balade aux quatre coins du globe, quelques vannes ironiques, des étrangers qui parlent dans leur langue et une galerie de gadgets et autres diableries technologiques, aussi impossibles que la mission. Amusant, prenant et rafraichissant.

HUGO CABRET

(Hugo, USA, 2011) DE MARTIN SCORSESE, Avec Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Asa Butterfield Chloë Moretz… Au début du XXème siècle à Paris, un jeune orphelin va faire la rencontre de Georges Méliès.

Difficile de ne pas être désarçonné par Scorsese qui nous a habitués aux chef d’œuvres du polar, avec mafieux de Little Italy, qui nous a encore bluffé sur Shutter Island, et qui, cette fois-ci nous embarque dans un conte à la Dickens, sur fond d’amour pour Méliès, inventeur des effets spéciaux, faut-il le rappeler ? Désarçonnant oui, puis vite décevant, car malgré ses qualités indéniables, Hugo, provoque malheureusement beaucoup d’ennui. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Scorsese nous livre un film très (trop) personnel, avec un sujet qui lui tient à cœur, depuis de nombreuses années. Comme c’est souvent le cas quand un film devient trop subjectif, il devient difficile d’embarquer ceux qui ne partagent pas la passion pour le sujet évoqué. La tentation pour un réalisateur, même pour le maestro qu’est Marty est d’accentuer les effets pour partager une émotion et de risquer d’alourdir l’histoire. On y est en plein dedans, et si on y ajoute un humour bon enfant, contrebalancé par un mélodramatique pompeux, ça devient vite énervant. En revanche, et parce qu’il faut être juste, la réalisation est toujours aussi impeccable, les mouvements de caméras toujours aussi fluides, (le film est en 3d) et le casting est impeccable. Avouons-le, Hugo est un bon divertissement familial, mais on attend plus complexe de la part de Martin Scorsese.

samedi 12 mai 2012