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Mes Stars et Moi/Hellboy 2/Full Metal Jacket



MES STARS ET MOI

(FRANCE, 2008)DE LAETITIA COLOMBANI, AVEC KAD MÉRAD, CATHERINE DENEUVE, EMMANUELLE BÉART, MÉLANIE BERNIER ET ANTOINE DULÉRY.

3 actrices décident de se venger d’un fan très collant.

Laetitia Colombani se tourne vers la comédie pour son deuxième film et fait un essai moyennement réussi. Malgré une très bonne idée, une réalisation agréable et un montage rythmé (contrairement à l’avis de nos confrères), Mes stars et moi pèche là où devrait être sa vertu : l’humour. Malgré de très bons comiques de situation (le resto, la psy, les flics…) et quelques dialogues bien sentis, l’ensemble peine à provoquer l’hilarité et réussit seulement à tirer de plus ou moins larges sourires. Malgré ses petits défauts, Mes stars et moi se laisse regarder sans déplaisir, et Laetitia vaut bien quelques encouragements pour la suite.

HELLBOY II : LES LÉGIONS D’OR MAUDITES

(HELLBOY II : THE GOLDEN ARMY- USA 2008) DE GUILLERMO DEL TORO. AVEC RON PERLMAN, SELMA BLAIR, DOUG JONES…

Le prince en exil du monde souterrain, (celui des elfes et des trolls, le vrai monde en fait) veut récupérer la couronne et ainsi commander une armée mécanique blindée d’or et invincible, afin de se venger des humains. Hellboy et ses amis du Bureau de Recherche et Défense Paranormal sont sur le coup. Le génial Guillermo Del Toro s’attaque de nouveau au comic-book mythique de Mike Mignola, et l’inspiration est encore au rendez-vous. Humour potache, personnages fascinants, action dynamique et réalisation fluide, Hellboy II est vraiment enthousiasmant. On peut évidemment lui trouver des défauts, un scénario un peu court, un aspect tous publics parfois agaçant notamment, pourtant, il est difficile de ne pas voir le reste. À savoir, le bonheur enfantin d’être transporté par la magie de ces mondes souterrains, par la beauté cachée de ces monstres. À travers la référence à celui de Frankenstein, Del Toro distille une poésie inattendue, un hymne à l’amour absolu et une métaphore de l’aliénation. Quel monde choisir quand on est un étranger des deux côtés ? À moins d’être allergique aux monstres, achetez-le la conscience tranquille.

FULL METAL JACKET

(USA, 1987) DE STANLEY KUBRICK, AVEC MATTHEW MODINE, VINCENT D’ONOFRIO, R. LEE ERMEY, ADAM BALDWIN…

Quand Monsieur Kubrick s’attaque à la guerre de Vietnam, il se surpasse et évite, évidemment, tous les clichés. Les thèmes de l’absurdité de la guerre et de l’horreur des combats ayant déjà été traités sur son premier film Fear and Desire et sur le magnifique Sentiers de La Gloire, c’est sur l’endoctrinement et l’humiliation que Kubrick va se concentrer. Dans la première moitié du film, on va suivre avec effarement et terreur, l’acharnement du sergent sur ces jeunes recrues, sensé en faire de vrais soldats. C’est sur ce mode quasi documentaire, que Kubrick démontre comment transformer un innocent en machine à tuer et explique au passage, la barbarie sur le terrain, de ces G.I. sensés représenter la liberté et la démocratie. La fabuleuse deuxième partie et l’ambiance faussement détendue de son introduction, n’amorce que le chaos final. Nos jeunes héros idéalistes, sont devenus sans le savoir des parfaits connards colonialistes cyniques et des bombes à retardements, avides de guerre et de sang. Le grand Kubrick, va nous entraîner indubitablement avec sa maestria visuelle, vers ce qu’il montre le mieux, le chaos et la désorientation, dans un labyrinthe apocalyptique de ténèbres, de ruines, de folie et de mort. Comme toujours, Stanley nous plonge avec fascination dans un vertigineux abîme, servi par des acteurs à fleur de peau et une mise en scène réglée au millimètre, et à la fausse simplicité désarmante. Un chef d’œuvre, à posséder comme tous ses autres films.

samedi 9 mai 2009