O'zons

Hollande, seigneur de la guerre



Comme le disait Maître Yoda : « aucun homme, par la guerre, grand ne devient ». Mais Yoda ne fait pas de politique. Normal, il n’existe pas, oui je sais, ça fait un choc. Non, Obi Wan Kenobi non plus. Je sais c’est dur. En politique, pour une raison probable de relents de bestialité en l’Homme, il suffit d’une bonne guerre pour tout relancer. Donc, à l’instar des deux Bush ou de Sarkozy, Flanby se fait des muscles et prend une stature en allant sauver l’Afrique.

Pourtant, malgré le cynisme qu’on suspecte toujours chez nos politicards, (on a sûrement l’esprit mal tourné) il nous est difficile de condamner cette opération qui deviendra fatalement une guerre qui s’enlise, ou du moins qui le risque. Non, O’zons n’a pas rejoint le cortège naïf et politiquement correct qui soutient notre présence au Mali. On se doute bien que la France pense sûrement autant à son implantation économique et à redorer le blason présidentiel, qu’à sauver les habitants du Nord malien des djihadistes et empêcher leur rapprochement de nos côtes. Pourtant, et on a beau être des pacifistes acharnés, on n’opposera aucune objection à ce que ces fumiers se fassent dessouder et crèvent la gueule ouverte, puis, que leurs charognes putréfiées fassent le régal de la faune saharienne.

Malgré tout, cela ne sauvera pas Hollande d’une critique de son action vaguement sociale en France. Les semaines passées se sont illustrées par un magnifique "noyage" de poisson, faisant couler beaucoup d’encre, de poulpe, évidemment, le mariage « pour tous », terme parfaitement con et inapproprié, ayant permis aux ultras cathos fascisants de développer des arguments aussi ridicules que leur manifs inutiles et que leur porte-parole hirsute en retour d’acides : la bien nommée Frigide Barjot. Avec tout ce bordel pour rien, puisque des droits en plus pour les homos, ce n’est pas moins de droits pour les hétéros ni une obligation de changer de sexualité, on en oublie les promesses en l’air aux ouvriers de Mittal, et la redite à ceux de Renault. Normal, car si on avait le temps d’y réfléchir un peu, on comprendrait que les prolos sont et seront les boucs émissaires du mandat Hollande. En bons socio-libéraux, les socialistes du PS font des discours de gauche et agissent à droite. Quand Montebourg a fini de taper dans l’épaule du gentil gueux en lui promettant de nationaliser sa boîte, il accompagne son chef et les grands patrons français, afin d’accomplir des fellations aux émirs, dans un gang bang bien dégueulasse, où la lutte des classes se noie dans le foutre. C’est ça la logique socialiste, Hollande a promis de ne pas sympathiser avec les dictateurs et a vendu la France au Qatar, qui finance les mêmes talibans qu’on combat au Mali. Et même s’il faut bien trouver le pognon quelque part, le principe de faire le contraire de ce qu’on dit est aussi minable que l’exil de Depardieu chez son pote Poutine.

L’UMP, ce grand cadavre en décomposition

Du côté droit de l’hémicycle, on ne sait plus quoi faire pour exister. Normal, c’est difficile de faire mieux après nous avoir offert tant d’heures d’hilarité. Dommage, le cirque UMP arrête sa tournée malgré un succès non démenti. Incompréhensible. C’est si triste de ne plus expérimenter le bonheur indicible d’uriner dans son pantalon, en voyant Copé affirmer qu’on ne lui volera pas sa victoire. Comment oublier les crampes abdominales devant le spectacle de Fillon et sa liste dissidente au nom d’avion présidentiel en français et de fesses en argot british ? Et les manifs contre les pédés ? C’était pas beau de voir des gens de droite tenir une pancarte pour la première fois et gueuler des slogans contre l’État fasciste ? Dommage, on aurait aimé une petite attaque de CRS, mais bon. Non, rien ne remplacera la scission d’une bande de mégalos égotiques faisant semblant de vénérer un leader de substitution à Sarko, qui se fait désirer, telle une diva de la pop méprisant son parterre de fans décérébrés et coprophages. Quoique, les voir poser à l’issue de leur rassemblement, genre photo de mariage arrangé pendant une épidémie de gastroentérite, offre, tout de même, une belle chute. Si on y ajoute le discours grandiloquent de Copé à l’assemblée nationale, entre Churchill et le général De Gaulle interprété par Jean-Marie Bigard, la boucle est bouclée.

Enfin, l’événement du mois qui va très certainement changer nos vies de merde : un nouveau parti est créé, l’UDI. Oui, ce sont des nouvelles comme celles-ci qui nous rassurent sur notre condition humaine et qui nous rappellent que la vie vaut la peine d’être vécue.

dimanche 27 janvier 2013