O'zons

2012 : LA GUERRE DES MELONS



Allons enfants des politiques pourris, le jour triquard est arrivé. Oui, c’est par cette phrase détournée d’une célèbre chanson patriotique que je vais aborder le sujet qui va nous occuper un bon moment. Et oui, ça n’aura échappé à personne, à part peut-être aux candidats de jeux télévisés et autres feignasses du cerveau, la campagne présidentielle a commencé. C’est étrangement à ces occasions que mes vieilles velléités anarchistes ressurgissent, allez savoir pourquoi, d’où la première phrase de cet éditorial. Donc, les politocards, viennent exhiber leurs gros melons sur les marchés et surtout à la télé, prêts à se zigouiller sans pitié et à nous vendre un max de salades, pour le trône suprême. Après La Guerre des Boutons : la guerre des melons.

POUR COMMENCER, EST-ON VRAIMENT CERTAIN QUE LA CAMPAGNE A DÉBUTÉ ?

Voici quelques indices pour que toi aussi, ami pauvre, tu deviennes un vrai journaliste politique à qui on ne la fait pas, et que tu sortes de ta beaufitude inculte, dans laquelle tu te complais lamentablement en regardant des cons sur TF1. Premier indice : tu te fais emmerder dans la rue par une bande d’endoctrinés aux yeux exorbités, qui t’invitent de force à venir applaudir leur champion en meeting. Deuxième indice, les élus et autres animaux politiques que tu ne vois jamais, ont subitement envie de venir te rencontrer dans ton usine, et viennent te poser des questions à la con sur le bouton qui actionne la chaîne, comme s’ils avaient une envie irrépressible d’échanger leur boulot avec le tien ; mais tu te rends compte que non car avant d’écouter ta réponse ils se sont déjà rués vers une caméra, atterrie là par hasard. Enfin le dernier indice, tu le découvres habilement, petit Sherlock, lorsque tu allumes ta télé et ta radio, et que, flûte alors, encore un homme politique qui parle. Si tu tends un peu l’oreille et que tu luttes contre ton aversion naturelle face à cette race hostile, tu entendras clairement que le député, qui dort le reste de l’année à l’assemblée nationale, est soudain vachement préoccupé par ton sort et par le fait que tu te demandes comment boucler le premier du mois. Ensuite, il te faut reconnaître son parti, c’est facile, s’il est de l’Union des Menteurs Pathologiques, il te dira que le président est beau, intelligent et qu’il est bien membré, qu’il t’aime et que, qui aime bien, châtie bien, c’est bien connu. C’est pour ça qu’il a volé tout ton pognon pour le donner à ses amis riches et prostituer notre pays à Angela Maquerelle. La France est à découvert. Mais pas de panique, seulement quelques milliards, et puis Nicolas nous adore, et c’est pour cela qu’il nous fait payer les AGIOS… Il a une méthode simple pour vaincre la misère : tuer les pauvres, c’est con mais il fallait y penser, il a appelé sa solution finale : TVA sociale, c’est beau. Faire des réformes c’est un peu comme un papa qui met la fessée, ça fait mal au début mais on est reconnaissant plus tard (comme la sodomie). Exemples de politocards UMP : Nadine Morano, Xavier Bertrand. Attention : certains se déguisent en comiques proches du peuple pour défendre incognito le président, exemple : Jean-Marie Bigard.

LE POLITOCARD DU PARTI SOPORIFIQUE

est lui aussi très facile à reconnaître, il parle beaucoup des français modestes (ça veut dire pauvre, mais c’est un gros mot au PS), critique beaucoup Nicolas Sarkozy, mais en général ne propose pas grand-chose pour le contrer, et il est souvent, d’ailleurs, d’accord sur le fond mais pas la méthode. Il est incapable de dire clairement ce qu’il pense sur un sujet, et n’a aucun avis tranché. Exemple : François Hollande, ça tombe bien, c’est lui le candidat. Précisons, parce que contrairement à ce que tout le monde croit, (apparemment lui aussi), Hollande n’est pas encore président. Oui c’est trompeur, parce que cette année les Soporifiques ont fait la présidentielles entre eux pour s’entrainer à perdre, ce sont les primaires. C’est comme Questions pour un Champion, mais encore plus chiant, avec des socialistes et trois Julien Lepers sous valium. Pour gagner la primaire, trois critères : mou, flou et avec phrasé du dix-huitième siècle, Hollande ne pouvait que gagner. Après plusieurs mois d’hibernation, celui-ci vient de comprendre qu’il serait souhaitable de faire campagne, c’est bien. Il ne lui reste plus qu’à intégrer qu’il est de gauche, par exemple en s’adressant un peu plus aux ouvriers ou en soutenant Xavier Matthieu, le syndicaliste de Continental accablé par la Justice (sic). Dommage, Mélenchon, Joly, Arthaud et Poutou y étaient. Mais bon, les réunions de gauchos genre fête de l’huma, c’est pas son truc à Flamby. Mais on le comprend un peu, car il doit penser qu’une élection se gagne plutôt au centre voire à droite. En même temps, il y a peu de preuves du contraire. Pourtant, ça pourrait s’avérer faux ce coup-ci : indignés, crise économique, boom du chômage, peur de la mondialisation, ras le bol des banques et du libéralisme…Mais ça c’est le créneau de l’autre gauche, qu’on qualifie souvent, on ne sait pas trop pourquoi, d’extrême.

L’EXTRÊME GAUCHE ET L’AGENT DOUBLE

Les polititocards d’extrême gauche sont faciles à reconnaître aussi, ils ont l’idée farfelue de prendre de l’argent aux riches, pour en donner un peu aux pauvres. Ils ont pleins d’idées pour changer le système, mais au lieu de prendre le meilleur candidat comme le Parti Communiste l’a fait, (à savoir Nathalie Arthaud, non je déconne), ils préfèrent diviser leurs voix et se prendre une taule à chaque présidentielle. Ainsi, ils offrent un boulevard à l’autre extrême : le Front National. Comme leur modèle des années 40, les nationaux socialistes allemands, ils surfent sur la crise pour se faire passer pour des gauchistes. Marine Le Pen qui a grandi dans le beau château de papa, se la joue proche du peuple et croit sauver la France par l’autarcie et le protectionnisme. En gros, revenons au franc, et sortons de l’Europe, c’est sûr, l’amputation d’un membre est le meilleur remède contre une fracture. L’autre sophisme, la vraie fausse bonne idée : le protectionnisme. Arrêtons d’acheter à l’étranger, pour relancer l’économie bien de chez nous. Pour la gastronomie, par exemple, c’est super mais pour l’Hi-Fi ou l’électro-ménager, un peu moins quand même. L’autre grande idée du FN, c’est la peur des étrangers, des milliards d’immigrés (sic) qui arrivent dans notre beau pays à chaque seconde, et de l’islamisation des barbares sarrasins. Ah bon ? C’est plus les Juifs ? En fait, la fille Le Pen joue l’agent triple, parlemente avec les lobbies Juifs new yorkais, les Musulmans Salafistes, et drague les ouvriers, elle joue tous les tableaux, monte les uns contre les autres, divise pour mieux régner, mais si on regarde bien, autour d’elle c’est toujours les mêmes nazis. D’ailleurs, c’est bizarre : un raciste sait qu’un labrador est aussi con qu’un berger allemand, mais croit qu’un Noir est plus con qu’un Blanc, le chien s’en fout, et de ce fait, est techniquement moins con qu’un raciste. Mais je m’égare.

Pour conclure, parce qu’on ne va pas non plus épiloguer pendant trois plombes, avec l’outsider du milieu, Bayrou l’ambidextre, il y a les politocards qui attendent les signatures pour pouvoir se prendre une taule : Chevènement pour faire chier Hollande, Villepin pour faire chier Sarkozy, Morin pour… euh, faire chier Sarkozy et Bayrou, Dupont-Aignan, on ne sait pas trop pourquoi, Nihous (chasse et pêche) par masochisme ou stupidité, Boutin qui attend un miracle du Tout-Puissant, Cantona pour parler du logement et tous les autres inconnus, qui n’auront jamais leurs signatures. Dans tout ce foutoir et malgré l’envie de voter blanc, ou merde ou pas ou de sortir avec nos faucilles comme en 1789, il va falloir faire un choix si on veut éviter la gueule de bois, genre very bad trip.

dimanche 22 janvier 2012